C'est l'histoire d'un nom...

Né de la volonté d'Alexandre Dionisio d'investir "sa" ville, il s'est installé juste à côté de la place Roupe, qui a longtemps été synonyme de "temple de gastronomie bruxelloise". Il a hissé son restaurant dans la liste restreinte des restaurants étoilés de la capitale avant de céder la main à un autre Alexandre, David-Alexandre Bruno. 

Aujourd'hui la passion pour l'excellence gastronomique, l'âme de Bruxelles et des bruxellois, la littérature au sens large et les petites histoires dignes de Georges Simenon trouve une harmonie qui ne s'explique pas, mais se goûte!

C'est l'histoire d'une oeuvre...

Ali En Sedid (né au Liban en 1959)

Le destin de cet artiste est assez beau, mais d'une beauté baudelairienne, celle qui "rend l'univers moins hideux et les instants moins lourds". Ali naît d'une mère italienne et d'un père libanais, actif dans l'entourage du Président Fouad Chéhab (1958-1964). A la mort de son père, disparu dans des circonstances mystérieuses à la fin des années 70, Ali entame de brillantes études d'art et visite successivement l'Europe et les Etats-Unis, l'Afrique et la Scandinavie. C'est là, lors d'une aurore boréale, comme il le raconte dans une lettre à une amie, qu'il découvre le concept qui marquera toute son oeuvre future :celui de l'Emergence. " Il écrit à ce propos : "La vraie, la seule histoire d'une personne humaine, c'est l'émergence graduelle de son voeu secret à travers sa vie publique."

Il est actif jusque dans les années nonante, décénie au cours de laquelle on perd sa trace en Afrique, où il est retourné, incognito. On prétend l'avoir vu à Lomé au début des années 2010, au bras d'une riche marchande de la tribu des Éwés.

"Emergence IV-b-alpha"

L'oeuvre, présente ici, est emblématique de son travail de maturité. Figure humaine et signes émergent littéralement d'un espace, à la fois ressenti comme hostile par la dominante chromatique sombre et fertile comme un océan vital générant la formation, encore incomplète, de l'Homme et de l'Ecriture. 

La composition s'articule sur la succession répétitive de signes pré-graphiques semblant composer une histoire, celle de la nature humaine, présente au sommet de l'oeuvre. Les coulées renvoient aussi bien à la tristesse intrinsèque de l'Homme perdu dans cet univers qu'il maîtrise à peine, qu'à la vitalité urgente du faire pour le transformer par la parole et l'écrit. 

L'émergence s'incarne dans l'éveil de l'humain à son propre devenir, renouuant avec son ethymologie scientifique. Une oeuvre très humaniste, donc, en dehors de toute "sentimentalisation".

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